Un été avec Hercule

Cat among the Pigeons, Death in the clouds, The Clocks, Five little Pigs… Autant de titres évocateurs pour tout détective en herbe qui se respecte! Puisque nous sommes au milieu de l’été, Voix d’Europe a décidé de mettre en lumière un personnage de fiction connus de tous, Hercule Poirot.

 

L’homme à la si fameuse moustache est né en Belgique, à une date indéterminée. Retraité  de la police belge, il a exercé le poste de chef de la Sûreté de Bruxelles. Pendant la Première Guerre mondiale, son pays est occupé par les Allemands. Blessé à une jambe, il est expatrié vers l’Angleterre, dans un petit village, Styles St Mary, où il résoudra sa première enquête connue du grand public : La Mystérieuse affaires de Styles. Hercule Poirot ne reviendra jamais dans sa Belgique natale, du moins pas définitivement. Devenu détective privé, il s’installe dans plusieurs appartements à Londres, où il ne vit désormais que de ses enquêtes, d’abord difficilement, puis sa notoriété aidant, arrive à se faire une place dans le gratin britannique. Parmi ses clients, on compte de riches familles retirées dans leur manoirs, des militaires ou encore le gouvernement.

 

Vie et mort d’Hercule Poirot

Le célèbre détective d’Agatha Christie est un homme peu séduisant de prime abord : homme mûr, de petite taille, avec une tête en forme d’oeuf et des moustaches en forme de crocs toujours cirées. Il a des allures de dandy du XIXè siècle, est toujours impeccablement habillé, et dénote la plupart du temps avec son entourage proche.

Le trait de caractère principal d’Hercule Poirot est sa vanité : l’homme est imbu de sa personne, jurant être capable de résoudre un crime depuis son fauteuil – il le fera d’ailleurs dans The Clocks. Toujours très courtois, voire obséquieux, il se félicite d’avoir une remarquable intelligence et de savoir faire fonctionner « ses petites cellules grises« . Ses adversaires, le jugeant la plupart du temps comme ridicule et peu effrayant, il arrive à confondre l’assassin au prix de subterfuges malins et rusés.

Hercule Poirot ne résout pas une énigme avec les méthodes traditionnelles de la police, qui consiste la plupart du temps à se mettre à genoux et à chercher des indices. Pour lui, tout est devant le nez des enquêteurs. Obsessionnel de l’ordre, maniaque sur les bords, il prône une approche psychologique du crime et voit une enquête comme un puzzle : une fois tous les éléments rangés dans l’ordre, la vérité éclate au grand jour. Il ne se prive pas pour réunir tous les personnages de l’histoire dans une pièce où il expose sa théorie et porte son accusation. La seule viable, cela va sans dire.

 

Notre héros belge -que les Anglais qu’il fréquente prennent souvent pour un Français- se laisse pourtant mourir, dans le dernier opus, Curtain : Hercule Poirot’s last case. Ce sera alors à son mai, Arthur Hastings de résoudre l’enquête à partir de ce que l’ancien détective lui avait laissé comme indice. Le 6 août 1975, la mort du personnage avait même donné lieu à une nécrologie un peu particulière – et tout à fait inédite- dans les colonnes du New York Times : « Hercule Poirot, a Belgian detective who became internationally famous, has died in Englans. His age was unknown« . Pour beaucoup de lecteurs, la mort de Mr Poirot est parfaitement impensable.

 

Chloé LOURENÇO

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s